22/06/2009

sanglier

san

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cerf

cer

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29/05/2009

Concours photo !!!

                                               Affiche_Expo_Photo_pour_forum
    
Madame, Monsieur,

       Dans le cadre de ses journées portes ouvertes qui se dérouleront le dimanche 21 juin 2009, le Centre Provincial d’Enseignement Agronomique de La Reid organise l’exposition de son 1er Concours Photo Nature.

      Cinq catégories seront représentées : paysages, oiseaux, mammifères et autres, macro,  soleil .    

      Au cœur même des Ardennes belges, dans le cadre naturel très beau de la région de Spa, notre manifestation se propose de promouvoir la nature, ainsi que la photographie comme moyen de la mettre en valeur et de la préserver.  

      Voulant donner un éclat tout particulier à l’événement tout en fêtant les 20 ans de son baccalauréat en agronomie, l’organisation a pu constituer le jury du concours grâce à l’aimable et prestigieuse participation de photographes animaliers et de nature renommés dont certains sont d’anciens étudiants de l’école.

        Notre exposition du 21 juin pourra donc compter sur la présence de Franck Renard, Philippe Moës, Jonathan Lhoir et Yvan Barbier. Ils pourront partager avec vous en toute simplicité leur expertise, leur expérience  et leur passion de la nature.    

       A cette occasion, 40 agrandissements du concours ainsi qu’une soixantaine d’oeuvres des membres du jury seront présentés au public. Vous pourrez aussi découvrir toute la variété des métiers de la nature, de l’agronomie et de l’environnement  proposée par notre école.    

      Nous espérons  que vous nous rejoindrez très nombreux lors de cette journée de  détente où convivialité et bonne humeur seront de mise. 

    Cordialement à toutes et tous.

                                                                                              

   

                                                                                  Pour l’organisation,

                                                                                    Eric Casagrande

                                                                  Courriel : eric.casagrande@skynet.be

                                                                                 Tél : 0032495688424

 

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22/05/2009

Hibou des marais

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27/04/2009

Interview de Philippe Moës

Philippe Moës, Photographe naturaliste et garde forestier , nous a fait l'honneur et l'amitié de venir nous présenter quelques une de ses photos à La Reid dans le cadre d'une projection C.P.R. il y a quelques semaines.
Rencontre:

Le C.P.R.
Bonjour Philippe, nous l'avons bien vu, tu es un vrai passionné. Comment est née en toi cette envie de photographier la vie dans nos forêts?
 
Philippe

Quand je suis rentré définitivement d’Afrique en 1987 après y avoir passé une enfance extraordinaire au sein d’une nature fabuleuse, j’étais complètement déraciné. La découverte progressive du milieu forestier (dernier espace vaguement sauvage en Belgique…) m’a aidé de manière essentielle à me reconstruire et lorsque j’ai découvert la présence de chevreuils en bordure de la ville de Liège, j’ai trouvé cela tellement incroyable que j’ai voulu en rapporter des images-témoignages.  Ainsi pendant 3 ans j’ai parcouru fidèlement une propriété privée à leur recherche, armé du télé 135 mm de mon père… Avec cette optique grossissant 2,5 fois, autant dire que je n’ai pas sorti de grandes images,  mais la passion était née et  les connaissances pratiques se sont accumulées.

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Le C.P.R.
Lors de ta projection, les ambiances et cadrages larges étaient prédominants, qu'apporte cette façon de photographier selon toi? Façon de faire qui est le contraire d'une recherche de portraits serrés en somme?
 
Philippe

Depuis près de 15 ans j’affectionne effectivement ce genre d’images dites d’ « ambiances » ; à l’époque, j’étais probablement un des seuls en Belgique à avoir « cette griffe », mais cela  a bien changé depuis et à présent il y a beaucoup d’adeptes de ce genre de clichés !

Cela dit je ne fais pas que cela, mais c’est ce que je préfère et ce vers quoi j’évolue le plus; je trouve en effet que cela dégage bien plus de sentiments -et c’est bien là, pour moi, le but essentiel d’une photo-  que la plupart des plans serrés. Cela permet aussi d’illustrer le sujet dans son environnement, mais c’est chose difficile chez nous car celui-ci est souvent dégradé ou inesthétique ; cela nécessite aussi des lumières peu communes.

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Le C.P.R.
L'approche des grands mammifères est-elle aisée dans nos massifs forestiers? A quoi le photographe débutant doit-il faire attention? La Belgique est-elle particulière à ce propos par rapport à d'autres pays? (France, Allemagne)?
 
Philippe

Très très vaste programme… Oui, la Belgique est un cas assez particulier : avec ses très fortes densités de population et de chemins, elle génère des conditions très difficiles pour la photo-nature (« c’est la dose qui fait le poison… »)

-          pour préserver un minimum de quiétude à la faune sauvage (entre autres), le législateur a légiféré en matière de circulation en forêt et interdit la circulation hors voies et chemins (sauf motifs légitimes dont ne fait pas partie la photo-nature)

-          cette densité de population induit un nombre important de propriétaires forestiers (+- 100.000), desquels il faut avoir l’autorisation pour pouvoir circuler sur leur terres boisées

Le débutant devra donc, outre apprendre à connaître ses sujets (sens développés, sensibilité au dérangement, mœurs…), connaître également la législation évoquée et savoir où il met les pieds, pour s’enquérir des autorisations nécessaires.

 

Quant aux conditions d’approche des mammifères, elles sont très nombreuses ; dans notre intérêt comme dans celui des mammifères, il est primordial de se pencher sur la batterie de précautions à prendre pour éviter les échecs (en voici quelques-unes, extraites du livre « la photographie en forêt-pratique-éthique »)

 

1)    Règle d’or et condition sine qua non : ne jamais opérer avec le vent dans le dos par rapport à la zone convoitée et s’il est très instable, mieux vaut rentrer chez soi !

2)    Si les mammifères ont un odorat extraordinaire, ils ont également une excellente ouïe ; il conviendra donc de renoncer systématiquement à l’approche quand les conditions d’une progression silencieuse ne sont pas de mise : feuilles craquant comme des chips ou neige gelée en sont les plus beaux exemples.

3)    Disposer une housse anti-bruit sur le boîtier est indispensable si l’on veut éviter que le premier cliché soit systématiquement le dernier de toute séance 

4)    Les performances visuelles des mammifères sont très variables d’une espèce à l’autre (voir dans le chapitre traitant de quelques espèces en détail) ; néanmoins toutes ont en commun une bonne à excellente détection des mouvements brusques. Il sera donc nécessaire d’évoluer lentement, sans à coups, en ne perdant jamais de vue les réactions de l’animal. Si le sujet dresse la tête vers le photographe, il faut se transformer en statue immédiatement et quelle que soit notre position, aussi longtemps que le manège dure et de même pendant les quelques secondes qui suivent sa reprise d’activité (cela peut parfois durer des minutes entières et devenir alors très inconfortable, voire franchement douloureux…). Lorsque l’animal se détourne de l’intrus sans s’enfuir après une longue interrogation, tout n’est pas gagné pour autant. Mieux vaut ne plus du tout changer de place (ou éventuellement gagner un abri visuel proche).

Garder également à l’esprit  qu’un déplacement latéral est infiniment plus décelable qu’une progression dans l’axe.

5)    Toujours étudier attentivement les alentours de l’animal convoité ; il sera souvent accompagné par d’autres animaux, plus ou moins dissimulés dans un autre axe de vision et prêts à donner l’alerte.

6)    Au fil des millénaires, la silhouette de l’Homme à pieds n’a guère changé ; les mammifères la connaissent et l’assimilent au danger. Tout ce qui peut contribuer à briser cette silhouette est donc le bienvenu (chapeau, shaggie), de même que la cagoule et les gants pour masquer ces zones blanches si repérables et caractéristiques.

7)    Sur le plan vestimentaire, deux autres suggestions : privilégier les pantalons et vestes aux teintes mimétiques bien sûr (brun-vert en temps normal, blanc en temps de neige), mais également ne produisant pas de bruit à la friction. Pour les pieds, choisir des semelles les plus fines possibles (je n’ai jusqu’ici jamais trouvé mieux que des bottes Aigle à fines semelles), afin de sentir sous le pied la moindre brindille susceptible de briser le silence. Dans les cas extrêmes, ne pas hésiter à finir l’approche en…chaussettes !

8)    Les chemins sont très utiles pour l’approche ; ils permettent de progresser silencieusement, rapidement et dans de bonnes conditions de visibilité, voire de lumière ; en outre, en cas de dérangement des animaux, ceux-ci seront bien moins stressés que s’ils étaient surpris au cœur de leur domaine.

9)    Un adage dit très justement : « en forêt, même quand on est seul on est de trop… » ; cela peut paraître évident, mais contrairement à l’affût où la chose n’a pas grande importance, l’approche doit se pratiquer seul

10) Sur le plan optique, privilégiez les longues focales : plus vous pourrez rester loin du sujet, plus vous aurez des chances de succès !

11) La finalité étant de prendre de bonnes images et d’éviter le dérangement,  on s’abstiendra de tenter une approche si la finalité photographique n’est pas plus ou moins certaine. C’est le cas notamment lorsque :

·         les conditions de lumière ne sont pas bonnes (la nuit tombe…)

·         il devient impossible de se cacher

·         les animaux sont nombreux et/ou disposés en étoile (chaque individu regarde dans une direction différente)

Enfin, penser aux possibilités de retraite : approcher c’est bien, mais encore faut-il pouvoir repartir sans déranger. Cette clause est aussi valable pour la technique de l’affût que nous allons évoquer plus loin.

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Le C.P.R.
La période de brame est un moment magique pour le simple promeneur ou pour le photographe. Ce dernier doit-il adapter sa façon de prendre des photos durant cette période de l'année? Privilégié l'affut plutôt que l'approche?
 
Philippe

La période de brame est effectivement magique… et a cela de propre qu’elle draine, en Wallonie, une quantité parfois ahurissante d’amateurs -ponctuels- en tous genres, personnes de sensibilités, ambitions, connaissances  et sens du respect très divers, ne se contentant pas nécessairement d’entendre les cerfs.

Compte tenu de cette affluence massive en forêt, je dirais qu’il faut redoubler de précautions !

L’affût devient dès lors moralement presque obligatoire (et l’est d’ailleurs dans pas mal de territoires à cette période), tant l’approche peut s’avérer dérangeante si l’on ne possède pas une connaissance pointue des sujets et du territoire sur lequel ils évoluent et si l’on n’est pas animé d’une obsession de ne pas perturber les animaux.

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Le C.P.R.
Tu es garde forestier de profession, est-ce un atout dans le monde de la photo animalière? Ce métier t'ouvre il des portes?
 
Philippe

Je le croyais naïvement au départ, comme se l’imaginent certainement aussi une majorité de personnes…

En fait ce n’est pas si clair que cela. Vous imaginez surveiller des chantiers ou assurer des tâches technico-policières avec un 500 mm sur l’épaule ? Ou même le laisser des heures par jour dans un véhicule sans surveillance ? Non, c’est impensable. Il faut faire comme tout le monde, se libérer en soirée, à l’aube ou le weekend.

Par ailleurs, le garde forestier est sensé faire appliquer les lois et montrer l’exemple. Il ne peut donc pas prendre le moindre risque de faire  un « faux pas », sans quoi sa réputation risque d’être très vite entachée et ce, de manière « indélébile » ! De ce point de vue, l’anonymat est bien plus confortable !

Par contre il y a quelques atouts, dont celui d’avoir de facto l’autorisation de circuler sur un territoire donné et la possibilité d’acquérir certaines connaissances pratiques au contact fréquent du terrain, ainsi que de réaliser certains repérages au hasard du travail. Mais ça se limite à cela et concerne un territoire très limité géographiquement, la plupart des forestiers étant aussi  territoriaux que des brocards...



Le C.P.R.

Tu as sorti un nouveau livre en 2008 "La photographie en forêt- pratique-éthique  "

Était-ce une envie de ta part de transmettre un peu de tes connaissances ou y avait-il une réelle demande de ce côté?
 
Philippe

Une fois n’est pas coutume, ce livre était une commande (française), liée donc à une demande croissante (au départ on me demandait un livre sur la photographie des animaux en forêt, thème que j’ai choisi délibérément d’élargir pour ne pas risquer de remettre une pression supplémentaire sur la faune en question).

J’ai beaucoup hésité pour des raisons éthiques (et d’ailleurs expliqué ces hésitations dans l’avant propos du livre), mais une fois le défi relevé, il fallait jouer la carte de l’honnêteté et être le plus complet possible !

Ma touche personnelle -mon défi- a été d’aborder non seulement la pratique, matière omni présente dans tous les guides, mais aussi l’éthique (d’où le sous titre de l’ouvrage), matière jusqu’ici beaucoup trop peu abordée à mes yeux !

Ma double casquette de forestier et de photographe a été ici des plus intéressantes pour faire part d’un point de vue que je crois complet et très nuancé.


clair_obscur



Le C.P.R.
Pourquoi as-tu envie de partager les moments que tu as vécu dans la nature? Essayes-tu de faire passer un message, de montrer quelque chose?
 
Philippe

D’abord, je pense que sur cette terre, une joie partagée est une joie doublée.

Ensuite, j’ai jusqu’ici toujours tenté, au travers des textes de mes livres, de ne pas me contenter de parler de bons moments. Bien sûr, semer du rêve peut parfois avoir une utilité en termes de respect suscité, mais dans chacun des 3 ouvrages,  il y a aussi une part d’explications concrètes visant à faire connaître, voire comprendre mieux l’écosystème forestier ou certains de ses composants. Car mieux connaître permet de mieux (ré)agir au quotidien, par nos actions, nos abstinences ou nos paroles.

C’est un peu une manière de rendre à la forêt –au sens large-  ce qu’on lui aura immanquablement pris en termes de quiétude en nous y rendant régulièrement, même animés des meilleures intentions et avec d’infinies précautions...

 

Encore merci pour tout Philippe!

Le C.P.R.

Photos de Philippe Moës

Ces photos ne sont pas libres de droits


 

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Plus d'infos sur ses livres: http://www.photos-moes.be/

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19/04/2009

harde de petits cerfs

cer

cer2

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sangliers

sang

snag2

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